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lundi 10 juillet 2017

UNE BONNE INTENTION - Solène BAKOWSKI


Solène Bakowski est une charmeuse. Elle nous berce, elle nous charme avec ses mots, ses phrases, ses expressions. Elle nous hypnotise et nous entraîne dans la noirceur d’un bouleversant récit.

Mathilde, 9 ans, vient de perdre sa mère. Son père vit comme un zombie, incapable de remonter la pente et surmonter sa peine. Eliane, la grand-mère fait ce qu’elle peut pour assurer un semblant de vie normale à sa petite-fille, pour recoller les morceaux.

Seul dorénavant. Avec elle. Avec lui-même. Avec la tristesse et l’ennui. Avec le manque, l’absence, le vide, avec sa gorge prête à hurler, avec son coeur qui bat pour rien, sec, son coeur en taule, son coeur en pierre, son coeur en bois, son coeur brisé en des centaines d’éclats poudreux, et il se débat contre la mort hilare qui répète : Je l’ai prise, quand lui répond, la plupart du temps : Impossible, elle est là, à côté de moi, regarde. Et puis, juste après, vient l’éclair de lucidité qui, chaque fois, le pulvérise, le gomme, l’anéantit.

Cette maison respire la douleur. Tout est figé, le temps s’est arrêté. Ce n’est pas une habitation, c’est une sépulture. Même les rayons du soleil hésitent à pénétrer à l’intérieur, on jurerait qu’ils s’amoindrissent, ils sont plus blancs, plus froids, à l’image de cette atmosphère de pierre. La douleur suinte par tous les pores de cette foutue baraque, ça devient intenable. Les vivants doivent survivre à l’absence.

Les enfants ont cette faculté de parler sans détour. Les questions et les réflexions de Mathilde nous émeuvent . C’est elle l’adulte qui doit sauver son papa. Mais derrière ces apparences, apeurée et résignée, elle s’enfonce dans l’immensité triste.
Et comme si un drame ne suffisait pas, deux autres viennent bouleverser l’équilibre précaire de cette famille suffisamment décomposée. Mathilde disparaît. Nicolas, son père, est victime d’un grave accident de voiture le soir même, alors qu’il était à sa recherche.
Et si Mathilde avait enfin trouvé le moyen de communiquer avec sa maman ?

Dans cette histoire qui nous happe dès les premières pages, Solène Bakowski nous conte une histoire d’amours : amour pur, amour inconditionnel, amour maternel, amour dingue, amour maladroit, amour perdu, amour brisé, amour vengeance, amour destructeur, amour noir.
Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Je ne dis rien mais je résume tout, sans risque de spoiler l’histoire.
L’auteur aborde des sujets poignants : le deuil chez l’enfant, l’autisme, la dépression, le jugement par les apparences, la confiance, la compréhension de l’autre, …


Un récit bouleversant d’une noirceur indélébile !


La maîtresse raconte qu’écrire, ça fait fuir la douleur. Que la douleur, elle n’aime pas trop les mots, qu’ils lui font peur à cause du pouvoir qu’ils ont sur les gens et sur les sentiments. Magali, ma maîtresse, elle ajoute que la peine est moins lourde à porter, qu’elle est même toute rabougrie quand on la raconte.


Ne peut-on juste être heureux d'être ici et maintenant ? Profiter du moment présent, respirer l'air qu'il nous est donné d'absorber sans penser qu'un jour il nous sera compté ; se foutre éperdument du futur, n'avoir aucun espoir, n'en avoir pas besoin, prendre la vie pour ce qu'elle est, et l'aimer, l'aimer éperdument.




UNE BONNE INTENTION  -  Solène BAKOWSKI
Amazon  -  06/2017


  

mardi 4 juillet 2017

LIVIA LONE - Barry EISLER

Barry Eisler est un auteur américain de thrillers, plutôt méconnu chez nous, mais qui semble avoir pas mal de succès outre-Atlantique. Il est l’auteur de séries dont la principale a comme personnage récurrent John Rain, un anti-héros, mi-japonais, mi-américain, ancien soldat devenu tueur à gages.

Cette autre série, imaginée plus récemment par l’auteur, a pour personnage principal une enquêtrice spécialisée dans les crimes sexuels au sein de la police de Seattle. Son nom, Livia Lone, est aussi le titre du livre, édité en France par AmazonCrossing.
Ce premier opus a pour but de nous faire connaître Livia, enfant d’origine thaïlandaise qui va devenir enquêtrice et tueuse pour se substituer à la justice quand elle estime que celle-ci ne remplit pas correctement son rôle.

Labee – son nom thaïlandais - vit au sein d’une famille assez pauvre de cultivateurs. Elle est courageuse, résistante, indépendante, capable de manier les outils et les armes pour la chasse. Elle est fort attachée à Nason, sa petite sœur, qu’elle protège en l’absence des parents.
Un jour, elle et Nason, sont enlevées par un groupe de trafiquants, vendues par leurs propres parents. Dès lors elle n’a de cesse de protéger sa sœur et la garder en sécurité, face à ses ravisseurs, même à ses risques et périls. Malheureusement, un jour, elle ne peut contrôler sa rage devant ceux-ci qui, pour la punir, font disparaître Nason.
Au terme d’un voyage éprouvant et effroyable, Labee se retrouve sauvée dans la petite ville de Llewellyn, en Idaho. Elle ne sait pas trop à quoi s’attendre même si elle a la chance d’être recueillie par une famille aisée et d’avoir une nouvelle vie. Sa seule obsession est de savoir ce qu’est devenue sa sœur et pouvoir la retrouver. Rebaptisée Livia Lone par sa famille adoptive, elle s’aperçoit qu’elle n’est pas au bout de ses peines, et comprend qu’elle devra faire preuve de combativité, ruse et intelligence, pour pouvoir enfin assouvir son désir de vengeance.
Peu importe les risques encourus et ce qu’il lui en coûte. Livia se force à revivre ces jours de torture afin d’obtenir les réponses qu’elle cherche, traquer les responsables de son enlèvement. Mais c’est dans une conspiration massive qu’elle met les pieds.

Livia Lone est un livre sombre et troublant, que la personnalité et la bravoure de son personnage principal et la capacité de narration de l’auteur rendent impossible à lâcher.
Livia est un personnage féminin que l’on pourrait comparer à Lisbeth Salander dans la trilogie Millénium de Stieg Larsson. Elle est crue, passionnée, courageuse, et a un coeur aussi formidable que sa dureté physique et mentale. Son investissement dans le travail a non seulement comme but de retrouver sa sœur, mais aussi de secourir et venger d’autres victimes.

La lecture est dynamique et haletante, facilitée par un découpage en chapitres courts et une alternance entre périodes ¨Avant" et "Maintenant". Les unes concernent le rapt des deux sœurs qui deviennent rapidement victimes d’agressions sexuelles. Ces sections sont parfois difficiles à lire, mais jamais gratuites, et remplies d’émotions. Les autres abordent les tentatives de Livia pour retrouver Nason, le façonnement de son personnage et sa lutte acharnée contre les délinquants sexuels. Elles s’apparentent plus à un thriller.

Un livre rempli d’émotions et de froideur qui nous plonge dans l’horreur de la traite des êtres humains.


NetGalley et AmazonCrossing m’ont permis de lire ce livre en avant-première en échange d’une critique impartiale. Je les en remercie.

Livia était trop épuisée pour répondre. Mais au milieu de l’horreur et de la révulsion, elle sentit naître en elle un espoir minuscule. Elle avait protégé Nason. Elle était capable de recommencer, s’il le fallait. Elle était prête à tout pour protéger Nason.Elle ignorait encore qu’au bout du compte, même cela ne suffirait pas.

- Allez, juste un petit bisou. Est-ce que c’est vraiment trop demander, après tout ce que j’ai fait pour toi ce soir ?- Arrête, répéta-t-elle avec la même voix de crécelle. Je n’ai pas envie.- Tu m’étonnes que t’as pas envie, murmura-t-il et c’était absolument parfait qu’elle ait peur et qu’elle lui résiste, c’était tout ce qu’il aimait depuis toujours, tout ce qu’il avait espéré et il allait se la faire ici et maintenant, dans le parc, sur l’herbe fraîche, il allait l’obliger à prendre tout ce qu’il avait à lui donner et elle ne dirait jamais rien à personne et elle ne l’oublierait jamais non plus.




Barry Eisler est né en 1963 aux Etats-Unis.
Dès son plus jeune âge, il est fasciné par Harry Houdini et par le fait qu’une personne puisse acquérir des connaissances que les gens ne sont pas supposés avoir, savoirs qui pourraient rendre une personne dangereuse.
Cette fascination l'a amené à étudier tout au long de sa vie les arts martiaux comme la boxe et la lutte occidentale, le judo et le karaté japonais et le jiu-jitsu brésilien. 
Par ailleurs, il a travaillé pendant trois ans pour le Directorat d’opérations de la CIA.
Aujourd'hui Eisler vit et travaille dans la Baie de San Francisco et se rend fréquemment au Japon et autres régions d'Asie. Ses livres dont le héros est John Rain ont été inclus dans plusieurs listes des meilleurs romans dont celles d'Amazon.com, News Press, Publishers Weekly, San Francisco Chronicle et San Jose Mercury News.

LIVIA LONE  -  Barry EISLER
AmazonCrossing  -  04/07/2017


jeudi 4 mai 2017

L'HOMME SANS PASSE - Kevin WIGNALL

Dan Hendricks n’est pas officiellement employé par la CIA, mais il est payé pour faire le sale boulot : retrouver des gens et les livrer au commanditaire ou les faire disparaître.
Suite aux révélations de Wikileaks, la CIA a bien l’intention de montrer patte blanche en coupant tout contact, voire même en éliminant ces prestataires officieux devenus gênants. De chasseur, Dan devient gibier. En peu de temps plusieurs de ses contacts ont été tués. Une dernière mission pourrait toutefois protéger ses arrières. Il doit savoir pourquoi un homme appelé Jacques Fillon, récemment décédé dans un accident de bus, est allé se cacher dans le nord de la Suède. Le problème est que la victime du crash doit être quelqu’un d’autre car Jacques Fillon n’a jamais existé.

L’homme sans passé est un thriller qui baigne dans l’espionnage. Il y est question de CIA, d’espions, de tueurs à gages, et de politiciens. Les assassinats et règlements de comptes se font sans états d’âmes dans un monde où il s’agit de tuer ou d’être tué, où il faut être plus malin et plus rapide que l’adversaire. Pourtant, dans ce contexte, il y a un crime qui nous interpelle, celui d’une jeune fille qui n’a rien d’une espionne, un crime qui n’a pu être élucidé en son temps, et qui explique le côté thriller du livre.
Dan Hendricks va faire équipe avec Inger Bengtsson, membre des services de sécurité suédois, pour résoudre cette affaire et aussi tâcher de mettre un terme au contrat d’élimination dont ses amis et lui sont les cibles. C’est plutôt bien foutu, avec de l’action et du suspense, à la manière de Robert Ludlum et son Jason Bourne, mais sans trop de complexité.
Le développement psychologique des personnages principaux n’est pas en reste. L’empathie que l’on ressent à leur égard est amplement justifiée par leur côté humain, à l’opposé de la froideur et du manque de sentiment du monde de l’espionnage.
Dan Hendricks est bien conscient qu’il n’est plus tout jeune et qu’il a probablement manqué de vivre une vie normale. Il est marqué à jamais par la perte de son enfant, mort inopinément alors qu’il était en mission, et s’en veut de n’avoir rien pu faire pour sauver l’être le plus important à ses yeux. Inger est intelligente et sait tenir tête à Dan, à qui elle va imposer sa présence. Leur rapprochement, l’évolution de leur relation, les rend aussi plus humains et offre quelques moments d’accalmie.


Roman d’espionnage et thriller passionnant de bout en bout.

Il avait passé des années à travailler sur la corde raide, sans appliquer aucune règle de combat, impitoyablement concentré sur l’objectif à atteindre, quoi qu’il en coûte. La seule chose qui le différenciait des monstres qu’il avait été chargé d’éliminer était la légitimité que lui conférait le fait d’être payé par le camp des vainqueurs.





Kevin Wignall est un écrivain anglais.
Fils de militaire, il a passé de nombreuses années dans différents pays d’Europe, avant d’étudier la politique et les relations internationales à l’Université de Lancaster. 
Il devient écrivain à plein temps après la publication de son premier roman, "People Die" (2001). 
Parmi ses autres romans, on citera "Among the Dead" (2002), "Who is Conrad Hirst ?" (2007), sélectionné pour le Edgar Award et le Barry Award, ou encore "Dark Flag" (2010). 
En 2016, il publie, "L'Homme sans passé" (A Death in Sweden).
"The Hunter’s Prayer" (2004) a été porté à l’écran par Jonathan Mostow, avec Sam Worthington et Odeya Rush, en 2017. 

son site : http://www.kevinwignall.com/ 

L'Homme sans passé - Kevin Wignall
AmazonCrossing - 18/04/2017

dimanche 16 avril 2017

LE DERNIER VOL DU CORBEAU - Damien BOYD

Le dernier vol du corbeau est le premier tome des enquêtes de l’Inspecteur Nick Dixon, publié par AmazonCrossing.

Damien Boyd positionne donc ses personnages et les présente en quelque sorte au lecteur.
Nick Dixon vient d’intégrer la police criminelle de l’Avon et du Somerset, quand il est contacté par le père d’un ami. Il apprend que ce dernier, Jake Fayter, avec qui il a été partenaire d’escalade pendant six ans avant de rejoindre la Met, s’est tué au cours d’une escalade. Nick doute de la thèse de l’accident et décide d’approfondir l’enquête. Il semble que son ami n’était pas aussi clean qu’il l’imaginait.

Disons-le d’emblée : je n’ai pas vraiment accroché à ce livre.
La présentation de l’éditeur semblait pourtant alléchante. L’idée de l’intrigue est bonne mais manque de développement, tout comme la psychologie et le caractère des personnages.
L’histoire, plutôt courte, me fait penser à un épisode de série américaine, NCIS par exemple, où le scénario est suffisamment concis pour boucler l’intrigue en 50 minutes, avec une succession de faits, d’idées géniales, de directives, de découvertes, de résolutions, sans que nous puissions y réfléchir et avoir le temps de dire ouf !
Pas non plus de retournements de situations dont le lecteur est en général friand.
Les caractères des personnages ne sont pas non très développés, empêchant tout charisme. Tout ce que j’ai retenu du Nick Dixon, c’est qu’il a un chien, qu’il va promener quand il a un peu de temps libre, ou qu’il laisse dans sa voiture, et qu’il semble apprécier la présence d’une collègue de travail. A part cela, rien de vraiment concret pour les rendre attachants.
Enfin, le thème de l’escalade, dont l’auteur est probablement adepte, reste néanmoins par moment rébarbatif à cause du jargon utilisé, bien qu’une note de l’éditeur nous explique l’échelle de graduations correspondant aux difficultés des voies d’escalades.


Contentons-nous d’un premier livre un peu bâclé, en attendant les suivants – six jusqu’à présent - qui, d’après les appréciations des lecteurs sur goodreads.com, semblent plus appréciés et probablement plus aboutis.

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Damien Boyd est avocat de formation. Il s'appuie sur son expérience en droit criminel et son passage par le Service des poursuites judiciaires de la Couronne pour écrire des polars au rythme haletant mettant en scène l'inspecteur Nick Dixon et la police criminelle de l'Avon et du Somerset.

Site officiel : http://www.damienboyd.com/

LE DERNIER VOL DU CORBEAU  -  Damien BOYD
AmazonCrossing  -  25/04/2017



dimanche 18 décembre 2016

L'AUTRE FILS - Nick Alexander

Alice et Ken pourraient être des grands-parents comblés. Ils ont deux fils, Tim et Matt, et deux petits-enfants. A ce moment de l’existence, où l’on est supposé profiter d’une retraite bien méritée et prendre le temps de vivre, Alice fait le point. Durant toute sa vie elle a dû faire face à un mari colérique, bipolaire, misogyne violent, supporter les coups, calmer ses humeurs excessives, faire bonne figure en société.
Tim a probablement hérité du caractère battant de son père. Il a un excellent travail, une bonne situation financière qui lui permet de mener une existence confortable, à l’abri de tout souci matériel, laissant à Natalya, son épouse, une liberté financière et une reconnaissance sociale qu’elle apprécie.
A l’inverse, Matt a choisi de s’expatrier. Sa conception du bonheur est à l’opposé de celle de Tim. Il s’est installé dans le sud de la France, où il mène une existence plutôt frugale, un mode de vie parfaitement assumé, loin de toutes contraintes extérieures.
Pour faire le point sur sa vie, Alice suit les conseils de son amie, Dot. Elle quitte son mari et part rejoindre son autre fils, Matt. C’est l’occasion de remettre en question ses principes et de corriger les erreurs du passé.

Avec un thème sous-jacent sérieux, L’autre fils est un roman délicieux, touchant à bien des égards.
J’ai particulièrement aimé la manière d’introduire les personnages. Avec une psychologie recherchée et une personnalité complexe, ils deviennent attachants. C’est un peu comme si on les connaissait personnellement, comme si on se retrouvait en partie en eux. La belle-mère fouineuse en Alice, la belle-fille ingrate en Natalya, … Nous connaissons tous un Tim, un Matt, ou un Ken quelque part. Malgré tous leurs défauts, on ne peut qu’avoir de l’empathie pour chacun des personnages, sauf peut-être Ken, précisément à cause de leurs fautes (nous sommes tous humains après tout), et parce que nous voyons leur détermination à corriger les erreurs du passé.


Si elle n'y arrive toujours pas, elle n'a qu'à le quitter. Je ne peux rien faire pour elle. Elle connaît la chanson. C'est leur mode de fonctionnement, après tout. C'est presque du sadomasochisme, je t'assure. Si ça ne lui plaisait pas, elle serait partie depuis longtemps. Il faut savoir s'éloigner de la folie des autres, à un moment donné. J'aurai au moins appris ça en thérapie. Tu n'es pas obligé de tout supporter à leur place. Même quand il s'agit de tes parents.


L'autre fils - Nick Alexander
AmazonCrossing -  Décembre 2016














mardi 8 novembre 2016

LA SIMPLICITE DES NUAGES - Julien Aranda

Julien Aranda aime raconter de belles histoires, nous parler d’hommes  qui ne sont ni des super-héros, ni des hommes à qui il arrive des choses extraordinaires. Il nous parle d’individus qui ont une vie relativement ordinaire et simple, mais jalonnée de beaux moments.
Tel a été le cas dans son premier roman, Le sourire du clair de lune, et tel est encore le cas dans son dernier, La simplicité des nuages.
Pourtant, l’auteur commence par nous dépeindre notre monde actuel , un constat navrant et peu encourageant, celui de notre vie basée sur le matérialisme et la surconsommation, le rythme infernal des journées, Métro-Boulot-Dodo, Time is money, l’individualisme à outrance et la facilité de l’égoïsme, le rejet de la faute sur les autres, le culte de la performance…
Heureusement, Bastien, le personnage principal, n’a pas oublié ses rêves d’enfant. Après avoir claqué la porte de son boulot, il s’ouvre à l’éventualité du bonheur tout simplement en s’employant à redonner goût à la vie à sa grand-mère, une quête qui va l’amener à de bien belles rencontres.
Julien Aranda décrit aussi admirablement les sentiments d’amour, d’amitié et de tendresse possibles entre êtres humains, d’une façon si simple et en même temps si intense.
Il nous livre une histoire simple, merveilleuse et touchante, avec des personnages attachants qui suscitent l’empathie.
Un auteur à découvrir !

Une belle histoire à lire !

Lorsque tout est sombre autour de vous, que la vie perd de son charme et qu'il n'y a plus d'espoir, il perdure toujours un coin de ciel dans lequel s'étale la simplicité des nuages.

 C'est en s'ouvrant aux autres que l'on trouve notre véritable place dans ce monde.

Julien Aranda - La simplicité des nuages - Amazon publishing 2016
http://www.julien-aranda.com/